"J'ai une question à vous poser"

# Posté le vendredi 11 mai 2007 08:39

Modifié le vendredi 11 mai 2007 08:55

Défilé Anti-SAROZY @ CAEN

Environ 500 personnes ont manifesté hier, dans le centre-ville contre le nouveau président élu. Avec une longue halte devant le commissariat.
« Résistance en Sarko-France ». À l'appel d'Attac-Université, des Jeunes communistes du Calvados, de la FSE, du groupe de lutte anti-Sarko (Glas), un cortège d'environ 500 personnes s'est symboliquement rassemblé mardi en début d'après-midi, place de la Résistance.

Pour ces militants, « les urnes ont parlé, mais ce n'est pas pour autant que la rue doit se taire ». Avant de défiler, est lu un message rédigé par d'anciens résistants 1939-1945, dont Lucie et Raymond Aubrac et Georges Séguy, soulignant les mérites de la « démocratie économique, sociale et culturelle ».

Aux cris de « peuple libre, président facho, comment ça se fait · », la manifestation parcourt ensuite les rues du centre-ville. le cortège passe devant le bar de La Tour Solidor et la boutique « Nomad bijoux », rue Écuyère. Les vitrines de ces deux commerces ont été brisées dans la nuit, vers 2 h. « S'il n'y a pas de manifestation, il n'y a pas de casseurs », invective la créatrice de bijoux, une Brésilienne de 35 ans, les larmes aux yeux. « C'est une manifestation à deux balles : il faut attendre que le mec élu fasse des conneries pour gueuler dans la rue. Pour moi, c'est anti-démocratique. » Quelques manifestants essaient de la convaincre du contraire. En vain.

Le défilé se poursuit dans le calme pour se disperser place du Théâtre. Mais 300 manifestants décident de ne pas s'arrêter là : ils se rendent devant l'hôtel de police où ont été entendus des manifestants interpellés après les incidents de lundi soir.

Sur 16 personnes gardées à vue, sept ont été remises en liberté sans suite. « Je suis le 14e à sortir de garde à vue, mais j'ai en poche une convocation devant le tribunal correctionnel », déclare l'un des mis en cause. La sortie d'autres gardés à vue s'est traduite par la dispersion progressive de la manifestation, plus encadrée que celle de lundi soir.

Jean-Pierre BEUVE et Nathalie HAMON.

# Posté le vendredi 11 mai 2007 08:32

Des anti-Sarkozy libérés contre l'avis du parquet @ MARSEILLE

Le tribunal correctionnel a libéré le 09/05/07, en attendant un procès au fond, sept des onze personnes poursuivies après la manifestation anti-Sarkozy de dimanche soir à Marseille. Deux prévenus ont été relâchés après une irrégularité de procédure, et deux autres comparaissaient libres. Neuf des prévenus sont accusés de violences contre des policiers, notamment par des jets de pierres ou de bouteilles.

Plusieurs policiers auraient été blessés, mais, hier, aucun d'entre eux n'était présent à l'audience. La présidente s'énerve : « Il me paraît difficile de débattre sans les victimes ! » Le procureur accepte le renvoi, mais demande que les prévenus soient maintenus en détention. Soit, vu les délais du tribunal, au moins un mois de prison en plus, avant le procès. « Nous ne sommes pas devant un mouvement social classique, tente le procureur. C'est une manifestation contre une élection, contre la démocratie ! » « Il n'y a plus de trouble à l'ordre public, réplique un des avocats. Ils ont déjà passé 48 heures en garde à vue et une nuit aux Baumettes ! ». Audience sur le fond le 17 octobre.

©2007 20 minutes
Des anti-Sarkozy libérés contre l'avis du parquet @ MARSEILLE

# Posté le vendredi 11 mai 2007 08:25

Violences et prises à la Bastille @ PARIS

Quinze personnes étaient toujours en garde à vue le 09/05/2007 en fin d'après-midi, après les affrontements survenus lundi soir place de la Bastille (11e). Essentiellement des militants d'extrême gauche, selon la préfecture de police de Paris. Sur les vingt personnes placées en tout en garde à vue, cinq ont été relâchées dans la journée. Le bilan de la soirée est essentiellement matériel : un policier a été légèrement blessé, huit voitures et deux-roues incendiés, deux magasins pillés et dix-sept vitrines cassées.

Hier, le maire de Paris Bertrand Delanoë a appelé « chacun au plus grand calme et au renoncement à toute forme de brutalité » et a dénoncé les « violences » lors des manifestations anti-Sarkozy. « Ces comportements n'ont rien à voir avec l'expression des convictions », a-t-il souligné.

Vers 20 h 30 lundi, quelque cinq cents jeunes, dont certains criaient « Sarko, facho ! », s'étaient rassemblés place de la Bastille, avant d'aller manifester rue de la Roquette. Arrivée boulevard de la République, la manifestation s'est dispersée, mais deux cents personnes sont retournées à la Bastille. Des jets de projectiles sur les forces de l'ordre auraient alors commencé. Des casseurs auraient ensuite brisé des vitrines et renversé poubelles, motos et scooters sur leur passage. Plus de deux cents personnes ont été interpellées au cours de la manifestation. Déjà, dimanche soir, des affrontements étaient survenus à l'annonce du résultat de la présidentielle.

Le 09/05/2007, la place était toujours sous haute surveillance policiaire.

©2007 20 minutes
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# Posté le vendredi 11 mai 2007 07:55

Justice ferme contre les anti-Sarkozy @ LYON

Le tribunal correctionnel a décidé de ne rien laisser passer. Hier, de deux à neuf mois de prison ferme ont de nouveau été requis en comparution immédiate par le procureur de la République à l'encontre d'une dizaine de jeunes pour des violences commises ces derniers jours lors des manifestations anti-Sarkozy (lire aussi p. 7).

« Ces comportements inacceptables ne doivent pas être banalisés », a martelé le procureur aux personnes qui défilaient dans le box des accusés. Des Lyonnais au profil divers, étudiants, salariés et chômeurs, avec ou sans casier, qui depuis lundi, pourtant, semblent tous logés à la même enseigne. Ainsi, pour avoir jeté une canette de bière vide sur un policier lundi soir et avoir résisté lors de son arrestation, entraînant six jours d'interruption de travail pour le fonctionnaire, six mois de prison dont trois ferme ont été requis à l'encontre d'un salarié de 36 ans.

Egalement présent dans le box des accusés avec son copain Florian, 23 ans, pour « avoir jeté des projectiles » sur les forces de l'ordre, Thomas, un étudiant en musicologie de 25 ans a expliqué la tête basse « avoir agit avec stupidité, mais sans l'aide de son ami ». Deux mois de prison ferme ont été demandés à l'encontre des deux garçons, sans casier judiciaire. Mardi déjà, trois étudiants en sciences politiques, inconnus des services de police, ont été condamnés par le tribunal à trois mois de prison ferme « pour violences et rébellion » lors des incidents survenus dimanche soir à Lyon. Mercredi soir, six personnes ont été interpellées en Presqu'île à la suite des échauffourées avec les forces de l'ordre, au cours desquelles plusieurs vitrines ont été brisées. A Villeurbanne, la permanence UMP a été détruite par les flammes.

©2007 20 minutes
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# Posté le jeudi 10 mai 2007 22:46